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En tant que mère d’un ado, d’une préado et d’un enfant, je me sens parfois hypocrite. J’écris beaucoup sur les joies d’être maman, les façons de mettre du WOW dans nos vies de famille et j’ai vraiment l’air de vivre « ma best life » parentale, sauf que ce n’est pas toujours le cas…

J’aime les ados

Que ce soit clair: j’adore les ados. TOUS les ados! Ils sont amusants, drôles et allumés comme jamais. J’aime nos discussions, nos blagues et les choses que nous faisons ensemble. Je me trouve vraiment chanceuse de voir mes bébés (et ceux de mes amies !) grandir et devenir des adultes.

J’aime les écouter rêver de leur avenir et j’aime les regarder essayer de nouvelles choses. J’aime qu’ils deviennent lentement une personne à part entière, avec leurs forces et leurs opinions. C’est vraiment fou de les voir aller et de constater tout le chemin parcouru en si peu de temps!

Ils me rendent fière… Mais là, je suis brûlée.

Élever un ado est un travail vraiment difficile

Éduquer un ado est souvent épuisant, parfois exaspérant, mais aussi ben terrifiant.

Être ado, c’est une constante lutte de pouvoir avec le parent, les amis, la fratrie, les règles… Être ado, c’est de vivre une crise d’identité intense avec, en plus, une panoplie de problèmes « sociaux » et de défis académiques sur les bras. Être ado, c’est être déchiré entre l’envie de retourner dans l’insouciance de la petite enfance et le goût de sauter dans l’autonomie de l’âge adulte. Être ado, c’est tough

ET JE LE SAIS.

Mais être parent d’un ado et l’accompagner dans tous ces défis-là, c’est aussi super difficile. Il faut beaucoup de force, de patience, de temps et d’efforts pour encourager nos adolescents à traverser le chagrin, l’échec, les insécurités et la peur qu’ils vivent.

Je m’inquiète tout le temps parce qu’être ado en 2021, c’est vraiment beaucoup de nouveaux éléments à gérer : l’omniprésence des réseaux sociaux, la pression sociale, les exigences académiques accrues… Être ado en 2021 est tellement différent que je n’ai plus de repères. Sauf la peur.

Je me demande constamment comment ils vont et s’ils sont biens. Parfois, j’aimerais tout faire et tout décider, mais ça ne leur rendrait pas service. Je sais que laisser mes enfants échouer et se relever des situations difficiles développera de nouvelles forces qu’ils ne savaient même pas avoir. C’est dur de les voir tomber, mais c’est le prix à payer.

Des fois, c’est décourageant. Je suis brûlée d’argumenter pour tout et pour rien. Je me dis que c’était dont facile quand ils étaient p’tits. Mais c’est ça être une mère; ça doit évoluer, grandir, apprendre, comme ses héritiers.

Trop c’est comme pas assez

Être parent d’ado c’est comme marcher sur un fil de fer. Je suis cette funambule qui essaie de trouver l’équilibre entre ce qui est le mieux pour mes enfants tout en gérant mon intense besoin maternel de couver mes bébés et de les garder en sécurité.

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Certains jours, je suis convaincue que je prépare mes enfants à devenir des adultes forts et indépendants. Les autres, j’ai l’impression d’en faire trop, je m’impatiente et j’ai peur qu’ils n’apprennent pas à gérer les choses par eux-mêmes.

Je suis bipolaire parentale et je me soigne.

Parents d’ados, joignons-nous pour un long soupir collectif et un hochement de tête compatissant. Levons nos verres d’eau pétillante du mercredi soir et trinquons à l’épuisement, au stress, au lâcher-prise pis à la maudite bonne job qu’on fait.

Cheers !


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